Histoire et Patrimoine

Quelques repères d’histoire sur Mouzens

Mouzens doit son nom à Mozo, chef d’une peuplade de Wisigoths qui a occupé l’Aquitaine aux IVe et Ve siècles.

Le nom de la paroisse est attesté en 1333 sous la forme « Mozens ». Pendant la période révolutionnaire de la fin du XVIIIe siècle, ce nom s’écrira « Mouzains ».

Au Moyen Âge, la paroisse dépendait de la châtellenie de Bigaroque dont les suzerains successifs connus furent Richard Cœur de Lion (mort en 1199), Mercadier, Martin d’Algays (mort écartelé à Biron pour avoir trahi Simon de Montfort, chef de la croisade contre les Albigeois) puis les archevêques de Bordeaux jusqu’à la nationalisation des biens du clergé en 1789.

Depuis l’organisation administrative décidée par l’Assemblée nationale constituante, la paroisse de Mouzens devenue «commune» a toujours fait partie du canton de Saint-Cyprien, du district (ou arrondissement) de Sarlat, et du département de la Dordogne.

Au point de vue religieux, la paroisse dépendait de l’archiprêtré d’Audrix et de l’évêché de Sarlat jusqu’à la suppression de ce dernier par la Constitution civile du clergé pendant la période révolutionnaire. Cet évêché a été rétabli à la fin du XXe siècle et le titulaire en est l’évêque de Périgueux.

Localement sur le domaine seigneurial du château de Monsec se sont succédé les familles Laroque vers 1300, les Suquet de la Treilhe vers 1400. En 1560 le propriétaire est Montlouys. Une des filles, Marguerite de Foucaut, épouse François de Feletz. Une descendante de cette union, Anne de Feletz, devient seule héritière du château de Monsec et de ses dépendances en 1610. Elle épouse François de Clermont issu d’une famille quercynoise et depuis cette date, le domaine est toujours resté par héritage et mariages dans la même famille.

En 1793, un des fils du châtelain, Jean-Baptiste Touchebœuf-Lafage deviendra le premier maire de Mouzens à l’âge de 20 ans et le restera pendant 60 ans jusqu’à son décès en 1854.

Quelques repères sur l’histoire et le patrimoine du Coux et Bigaroque

Des traces paléolithiques et moustériennes avec des outils taillés dans le silex ont été relevées à la carrière de Saint-Georges. Mais les premières traces d’organisation humaine et de l’homme sédentaire agriculteur se trouvent nombreuses sur le plateau au sol léger et sableux situé entre l’Aurival et le coteau de Cazenac. Ce site privilégié a motivé l’installation de communautés agricoles et la mise en valeur de terres vierges à la fin de la période néolithique. La fouille de la grotte sépulcrale d’Eybral confirme l’intérêt archéologique avec des crânes portant des traces de trépanation réussie. Il a été trouvé sur ce plateau un matériel litique et céramique important : haches polies, meules, pointes de flèche, houes, galets en poids pour filets de pêche, etc.

C’est donc sur ces terrasses et replats que les premiers agriculteurs firent leur apparition, qu’ils semèrent les premières céréales et élevèrent les premiers troupeaux, trouvant dans les bois et la rivière, par la chasse et la pêche, leur supplément de nourriture. Les Gaulois, avec la civilisation celtique, implantèrent les premiers hameaux à leur emplacement actuel, avec une organisation sociale structurée. Il a d’ailleurs été retrouvé, à Saint-Georges, les résidus d’une ancienne forge de plein air qui aurait fonctionné jusqu’au XIIIème siècle.

Les Romains trouveront à leur arrivée en Périgord la douceur de vivre et y bâtiront. A côté de l’église du Coux furent découverts, en 1891, les vestiges d’une villa gallo-romaine : objets de cuivre (en dépôt au musée de Périgueux), tessons de poterie, débris de mosaïque, pièces en bronze.

Un sarcophage en pierre, trouvé au Bru, est la seule trace des siècles suivants.

1100 – 1453

Le castrum de Bigaroque fermait la Dordogne, rive droite, comme Beynac dont il avait le même seigneur dès le XIème siècle. Le château fut successivement démantelé en 1393, 1405 et 1415. Il sera définitivement rasé en 1625 après avoir été utilisé par les troupes protestantes et catholiques au temps des guerres de religion.

Le territoire de Bigaroque se prêtait à l’établissement des douanes terrestres et fluviales. La grange dîmière servait de magasin et de dortoir. On y assurait la surveillance du trafic, les relais de tire et l’aide aux bateliers.

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